La grotte du Cerdon (01) – C’est un porche, que dis-je…


Premier de trois posts écrits à postériori, le 21 avril à l’occasion d’une journée de pause (merci les Cuves de Sassenage, seule grotte en France fermée un lundi de Pâques !). Je sais, un blog doit être écrit en direct mais ce vendredi, en sortant du Cerdon, j’ai passé la soirée à Annecy chez L et A que je n’ai pas vus depuis presque 10 ans, et encore c’était pour le boulot. Le lendemain soir, après la visite des grottes de Seythenex, je suis descendu à Orgnac où j’avais RV avec l’équipe de CAPA avec laquelle nous avons réalisé un tournage pour “Carnets de Voyages”. Et puis le dimanche soir, je suis remonté dans le Vercors où je vais passer la semaine. Là, après neuf jours sans pause, je suis tombé dans mon lit. Voilà, vous savez tout.

La grotte du Cerdon donc. J’étais venu ici il y a quelques années pour la réalisation d’un devis en vue d’une journée photo. Devis qui n’avait pas été accepté, trop cher en venant de Normandie, cela m’avait servi de leçon pour les années suivantes. Cela a peut-être aussi participé à la maturation de ce projet : pour travailler avec les grottes touristiques, il vaut mieux être à côté. Ou alors engager un projet plus large intégrant plusieurs sites. Dans tous les cas, le contact a toujours été bon ici avec Monsieur et Madame Saint-Julien qui ont acheté le site au début des années 2000. Les contacts téléphoniques que j’ai eus avec eux pour préparer ma venue m’ont appris qu’ils sont toujours à la recherche d’une bonne photo du porche de la grotte. Hmmm, il n’y a plus qu’à…

C’est Monsieur qui est là pour m’accueillir ce jour. Avec à l’extérieur un parcours des temps géologiques, des ateliers préhistoire, et d’autres animations, ils ont bien travaillé pour la valorisation scientifique du site. En intégrant la grotte, qui permet de suivre le cours fossile d’une rivière souterraine, le site est complet et cohérent. Et puis le porche est démesuré. Le visiteur arrive en pleine paroi, par le haut de la salle, et des passerelles le conduisent jusqu’au sol. C’est magnifique, aérien. Depuis des temps immémoriaux, la gigantesque salle a été utilisée en glacière. Et avec les trois degrés qui règnent au fond on comprend pourquoi : brrr, c’est glacial ! Dans la continuité, le réseau passe par un point bas, paléo-siphon comblé postérieurement. Les sédiments recreusés pour l’aménagement de la grotte dévoilent un lit de cendre qui témoigne d’une occupation néolithique. En aval de ce passage, la sortie offre un magnifique panorama sur la vallée et le village du Cerdon surplombé par de très belles vallées glaciaires.

Après la séance photo où je m’attarde un peu dans le porche pour faire une photo qui « envoie » un peu, je prends la route vers la Haute-Savoie et les amis qui m’y attendent.

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