Les grottes des Combarelles, de Font de Gaume et l’abri du cap blanc (24) – « Les murs dansent avec la flamme »


Ecrit le 1er août, mes souvenirs de cette journée sont un peu imprécis sauf pour ce qui est écrit dans mon cahier. Je me souviens juste que ce 7 mars fut une grosse journée, avec l’aller retour saint Gaudens-Les Eyzies de Tayac en Dordogne et la visite de trois sites des Monuments Nationaux : les grottes des Combarelles, de Font de Gaume et l’abri du Cap blanc. Trois sites ornés majeurs de la préhistoire, trois arts représentés avec dans l’ordre la gravure, la peinture et la sculpture. A l’époque j’avais encore espoir de revenir faire des photos et cette journée était sensée constituer un repérage, c’est pourquoi je n’avais pas écrit le soir. Mais malgré tous mes efforts, courriers, appels téléphoniques, à tous les niveaux qui m’ont été accessibles (vraisemblablement pas assez haut), je n’ai pas réussi à travailler dans les sites des Monuments Nationaux. Sans une seule raison recevable. A l’exception de Rouffignac mais qui elle au moins propose des images gratuitement, dans tous les sites ornés publics ou privés, parfois dans des conditions de timing plus que serrés, j’ai pu faire les photos dont j’avais besoin pour le livre. Pourquoi les Monuments Nationaux ne laissent pas travailler un photographe qui leur propose de valoriser leurs sites dans un guide touristique ? Si quelqu’un peut répondre à cette question, il est bienvenu.

Dans le guide, il faudra pourtant bien présenter au moins la grotte de Font-de-gaume. J’ai appris sur place qu’en pleine saison, il faut faire la queue dès 5h du matin sur le parking pour décrocher l’un des 80 billets de la journée. Et la visite vaut cet effort. Jean-Marie Pelletant, mon guide ce jour, en a fait un véritable voyage dans la préhistoire, dans les yeux des hommes qui ont réalisé les œuvres qui peuvent être vues ici. Jouant d’un bras expert, Jean-marie a su montrer comment avant même de les peindre les artistes avaient vu les animaux dans les parois. Sous certains angles et un éclairage vacillant, tel qu’il était à l’époque, non seulement les formes arrondies des coups de gouge de la paroi suggèrent le troupeau de bisons, mais déjà ils sont animés. « Et les murs dansaient avec la flamme »… La maîtrise parfaite de la peinture, des ombres, de la perspective (déjà…) des « professionnels » qui ont réalisé ce travail ont abouti au trésor qu’il est encore possible d’admirer aux Eyzies.

Les Combarelles, sont également très intéressantes, plus ingrates à présenter tant avant de lire les gravures l’œil doit s’habituer, mais les 130 m de ramping souterrain qu’ont effectué les hommes de la préhistoire pour les réaliser en dit déjà très long. Ces gravures n’étaient pas destinées à être admirées par d’autres hommes, elles avaient une vocation spirituelle. L’abri du Cap-blanc est également spectaculaire pour ses sculptures de chevaux qui par un miracle de la nature ont été protégées pendant ces milliers d’années.

Le centre des Eyzies, la “capitale mondiale de la préhistoire”

10 h à la grotte des Combarelles

14 h à la grotte de Font de Gaume

Et 15h30 à l’abri du Cap blanc

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Une réaction à Les grottes des Combarelles, de Font de Gaume et l’abri du cap blanc (24) – « Les murs dansent avec la flamme »

  1. Laurent a écrit:

    Damien, je sais pourquoi les Monuments Nationaux ne laissent pas travailler les photographes sur leurs sites : c’est pour protéger les intérêts des artistes qui ont peint ces œuvres préhistoriques ! Y a pas à dire, nous vivons une époque formidable… :-/

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