L’aven Armand (48) – Symphonie pour “pétrophones”

FRT_7666Le soleil des Grands-Causses… Parti à 5h30 ce matin sous une pluie battante pour arriver à 10h dans le désert du Causse Méjan. Le ciel bleu sur ce paysage somptueux compense le réveil difficile. Seul regret: je n’ai pas eu le temps de m’arrêter photographier le lever de soleil sur le Larzac ni les gorges de la Jonte ou la surface du Méjan, mon plateau préféré. C’est donc par l’aven Armand que je débute cette deuxième semaine de mon tour de France. Bien que souvent venu dans la région en spéléo, je n’ai jamais trouvé le temps d’en visiter les grottes touristiques. Ce sera donc une succession de découvertes.

Le rendez-vous avec Monsieur Pin, le gérant de l’aven Armand, m’apprend qu’ici comme dans beaucoup de sites aujourd’hui, l’heure est au passage aux éclairages led. De nouvelles lumières et animations sont dont à attendre pour 2014. Ici, des visites scientifiques sont possibles sur demande et pour des groupes.

FRT_7668Aujourd’hui, le site vient de fermer pour l’hiver mais grâce à deux touristes égarés, j’aurai droit à la visite classique. La descente s’effectue en funiculaire, l’un des deux funiculaires souterrains français avec celui des Demoiselles. Et comme aux Demoiselles, on arrive par le haut dans une salle immense “qui pourrait contenir Notre-Dame de Paris” puis un chemin en fait le tour. “Notre-Dame” abrite une forêt de plus de 400 stalagmites en “piles d’assiettes”, magnifique. Ces formes sont rares. Elles sont dues à la hauteur de la voûte (plus de 40 mètres) qui conduit les gouttes à être souvent déviées de la verticale par les courants d’air et à exploser en arrivant au sol.

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FRT_7723 La traversée de la forêt de stalagmites est saisissante et permet de mesurer l’enchantement de Louis Armand, découvreur du site en 1897, et qui le premier, assis sur une escarpolette attachée au bout d’une corde, y est descendu. Une nouvelle fois, je bénéficie de minutes d’exception car le guide m’a laissé tout seul dans le gouffre avec la télécommande de toutes les lumières. FRT_7761 Je peux allumer chaque secteur à ma guise ou… tout éteindre, ce dont je ne me prive pas. Pendant quelques minutes, dans le noir complet, je m’imprègne de l’atmosphère de la salle, au son des gouttes d’eau qui en tombant font vibrer les pétales des stalagmites comme sur un xylophone (ou “pétrophone”). L’ambiance est fantastique, on dirait que “la symphonie de l’aven” est diffusée en dolby stéréo. Puis jusqu’à 17h, je photographie. Vu le volume de la salle, chaque photo demande de l’ordre d’une heure de mise en place. Puis après la photographie de la “stalagmite la plus haute du monde”, l’un des guides vient m’arracher du gouffre. Ca ne tombe pas mal: j’ai faim et je repars demain matin pour Dargilan. La sortie s’effectue au coucher du soleil, dans les senteurs du Causse.

PS: j’écris depuis le restaurant de l’hôtel Sully à Meyrueis où j’ai réservé une chambre. Au menu de ce soir: Salade de chèvre chaud – Confit de canard – Tarte au citron. C’est pas la vie ça?…

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Une réaction à L’aven Armand (48) – Symphonie pour “pétrophones”

  1. robert a écrit:

    Bonjour Damien, je suis passé à Meyrueis en sept 2012 avec mon frère alors que nous étions sur le chemin de St Guillem le désert.
    Je me souviens de ce site que nous n’avons pu visiter mais le plateau était déjà fantastique. Au village nous avons été hébergés par un couple qui organise plein de sorties(vtt, escalade, spéléo..)et qui a été adorable avec nous. Appelle-moi et je te parlerai d’une autre grotte avec bateaux où j’ai eu le privilège d’être seul avec le guide qui m’a laissé prendre des photos comme je voulais. Biz

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